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Aidant familial : 4 questions sur l’accompagnement d’une personne âgée

05/10/2021

Aidant familial : 4 questions sur l’accompagnement d’une personne âgée

Être aidant familial, c’est quand votre proche commence à perdre en autonomie, que vous souhaitez l’aider parce que vous l’aimez. C’est tout à fait normal et honorable.

 

Cependant, s’occuper d’un proche est un véritable travail à temps partiel lorsque la perte d’autonomie est modérée, et à temps plein, lorsqu’elle est sévère.



Dans cet article, je vous propose de vous apporter quelques pistes de réflexions afin de murir ce projet d’accompagnement et de prendre le recul nécessaire dans vos intérêts respectifs.

 

 

Aidants familiaux : pourquoi aidez-vous ? 

 

 

Tout aidant familial devrait se poser cette simple question en préambule, même si elle paraît étrange, voire blessante.

 

Savoir clairement pourquoi vous voulez aider un proche en perte d’autonomie est indispensable pour construire les bases saines d’une relation d’aide.


Avez-vous réellement le temps, l’énergie, la santé, l’envie ou encore les moyens pour impulser toutes les actions nécessaires au bien-être et à l’autonomie de votre proche âgé ?


Certains aidants familiaux s’engagent dans cette voie pour panser leurs blessures passées, se réconcilier, rechercher l’amour de leur proche devenu âgé.

 

Ces attentes sont tellement fortes qu’elles poussent certains à œuvrer jusqu’à l’épuisement.


Toutefois, lorsque la maladie, la perte d’autonomie, les troubles cognitifs s’en mêlent, l’aidant est généralement pris pour « cible » et devient le mauvais « objet ». Il est le premier réceptacle de la colère, des frustrations et de la douleur de son proche.


Mieux vaut en être conscient et s’y être préparé en tentant de répondre le plus honnêtement à ces questions :


•    Aidez-vous parce que vous n’avez « pas le choix » ?  Pour des questions financières par exemple.


•    Aidez-vous parce que c’est « normal » ; un juste retour des choses ? 


•    Aidez-vous pour obtenir la « reconnaissance » de votre proche ? 


Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, mais lorsque l’aidant ne reçoit ni la reconnaissance, ni l’apaisement qu’il était venu chercher par exemple mais uniquement des reproches et des paroles acides, l’intervention d’un professionnel est alors vivement conseillée.  


La désillusion et les tensions sont  grandes et cela ne satisfera personne.

 

 

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Être aidant familial, c’est être conscient de ses limites au quotidien

 

Les aidants ont tendance à vouloir trop en faire. Ne vous surestimez pas !

 

Vous n’êtes pas un surhomme / femme mais un être humain avec des besoins, des attentes, des envies. 

 

Ayez une vision réaliste de votre quotidien et écoutez-vous avant tout.

 

•    Que vous dit votre corps ? Dans quel état est-il ?  Etes-vous déjà fatigué, surmené, anxieux ?  Avez-vous des troubles du sommeil, ou autres différents maux ?

 

•    Comment vivez-vous votre propre quotidien ? Avez-vous du temps pour vous, pour vos loisirs, amis, famille ? Êtes-vous surmené dans votre travail ? Votre emploi du temps est-il complet pour les semaines et mois à venir ?

 

•    Que vous dit votre intuition, cette petite voix généralement très bonne conseillère ?

 

Pour vous aider dans votre réflexion, répondez à ces questions :

 

•    Est-il raisonnable, réalisable, souhaitable de prendre en charge votre proche (pour vous mais aussi pour lui) ?


•    Avez-vous les moyens, le temps, l’énergie suffisante, les connaissances, les compétences, la capacité physique, la disponibilité psychique, pour impulser les actions nécessaires à l’autonomie et au bien-être de votre proche ? 

 

Selon une étude de la DRESS : « Deux aidants sur dix ressentent une charge importante. Leur investissement dans une aide diversifiée et l’absence d’un réseau de soutien intensifient la charge ressentie ».

 

D’après, Bocquet H., Andrieu S. : « La charge ressentie ou « fardeau » se définit comme l’ensemble des conséquences physiques, psychologiques, émotionnelles, sociales et financières. »


Par conséquent, attention à ne pas minimiser l’impact de l’aide apportée sur votre vie, ni vos besoins et limites.

 

Relation d’aide : le don et la dette


Le principal fondateur de l’anthropologie sociale, Marcel Mauss, expliquait que c’est par la forme archaïque dont nous sommes imprégnés qu’une triple logique intervient : donner, recevoir et rendre. 

 

En résumé, il présente le don comme un cadeau matériel à rendre sous toutes autres formes. C’est un lien qui nous lie entre tous et nous rend dépendants.

 

Les proches aidants qui accompagnent un proche âgé, qu’ils soient conjoint ou descendant, se sentent redevables par un contrat matériel ou affectif.

 

Les soins donnés à un proche répondent à cette obligation de rendre ce qui été reçu à d’autres moments. C’est une manière d’apaiser le sentiment de « dette ».

 

Ce sentiment, je le vois régulièrement lorsque j’accompagne des familles. J’entends souvent un proche aidant affirmer : « C’est à moi de faire telle action pour ma mère, c’est mon rôle ».

 

Confier certaines tâches à des professionnels revient alors à trahir son proche alors que c’est exactement l’inverse ! Le monde évolue, la société change, la vie n’est plus celle d’avant.

 

Par exemple, il y a plusieurs années, une personne en perte d’autonomie partageait le même domicile que ses enfants. Elle pouvait bénéficier d’une aide permanente des différents membres de la famille, essentiellement des femmes, particulièrement concernées par la relation d’aide.

 

Désormais, les familles sont éclatées, ne serait-ce que géographiquement. Les femmes travaillent davantage et ont de plus en plus de responsabilités professionnelles.

 

De plus, elles font généralement partie de la génération dite « sandwich » : elles prennent en charge à la fois leurs enfants, leurs parents devenus dépendants, et parfois, leurs beaux-parents, tout en gardant une vie sociale, familiale, professionnelle.

 

On comprend rapidement qu’il est impossible pour elles de gérer toutes ces casquettes sans y laisser des plumes. C’est d’ailleurs ce qu’a vécue ma mère, aidante principale de ma grand-mère.

 

Il n’y a pas de honte à demander de l’aide, cela ne fera pas de vous un(e) mauvais(e) fils/fille, bien au contraire !

 

Mieux vaut être conscient de ses propres limites. Se raisonner et demander de l’aide pour se protéger soi-même vous permettra d’offrir le meilleur accompagnement possible à votre proche.

 

 

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Oser demander et accepter de l’aide

 

En parcourant cet article, vous avez pu faire le point sur vous-même et sur votre éventuel projet d’accompagnement.

 

Après réflexion, et pour les raisons qui vous appartiennent, vous vous rendez compte que vous ne pouvez / souhaitez pas devenir aidant familial à titre principal ou non de votre proche.

 

Il n’est bien sûr pas question de le laisser dans la nature et de le mettre en danger en attendant que le pire arrive !

 

Toute personne (professionnelle ou pas) a l’obligation d’interpeller les interlocuteurs compétents en cas d’une suspicion de mise en danger ou lorsque celle-ci est avérée. En effet, des professionnels sont là pour vous aider, vous n’êtes pas seul et ce, quels que soient les revenus de votre proche. Renseignez-vous sans tarder.

 

Cependant, même s’ils existent, les services gratuits trouvent rapidement leurs limites (nombre de personne à prendre en charge, manque de moyens humains, financiers…). Ils ne pourront pas vous proposer un relais 100% personnalisé et clés en main.  

 

C’est en étant moi-même confrontée à la perte d’autonomie de ma grand-mère, des difficultés rencontrées par ma mère, et grâce à mon expérience de terrain, que j’ai mis en place les services de Seniors en tête.

 

Ils sont spécialement conçus pour faciliter le quotidien des aidants familiaux et offrir un haut niveau de qualité aux personnes âgées. Pour les découvrir, c’est ici.

 

Être aidant : le choix de la délégation à un professionnel averti


Pour finir, le meilleur conseil que je puisse vous donner c’est de ne surtout pas attendre le dernier moment pour agir.

 

Pour votre bien-être et celui de votre proche, attention à ne confondre vouloir et pouvoir. Accompagner une personne âgée dans sa perte d’autonomie n’a rien d’anodin. 


Être aidant, c’est peut-être choisir de déléguer rapidement à un professionnel de confiance toutes les actions à mettre en place pour le maintien à domicile.

 

Plus vous attendrez, plus votre proche perdra en autonomie, plus les frais liés à la dépendance seront importants, et plus la situation sera complexe à domicile et moins le maintien à domicile sera possible. 


La relation d’aide est consommatrice de temps et d’énergie.  Elle peut avoir un impact non négligeable sur votre vie personnelle, professionnelle et par conséquent, sur celle de votre proche.

 

 

 

 

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